Psychogérontologie


➽ Qu’est-ce que la psychogérontologie ?

La psychologie gérontologique ou psychogérontologie est une discipline de la psychologie encore assez récente qui s’intéresse aux conséquences du vieillissement sur le psychisme. Cette spécialité de la psychologie permet d’accompagner tout d’abord et en premier lieu la personne vieillissante elle-même, confrontée à de nombreux changements : dans son corps, son mode de vie, sa manière de penser et de se projeter dans l’avenir…
L’identité et l’estime de soi peuvent être profondément ébranlées par ces nombreux changements en lien avec le vieillissement, source de perturbations et de remises en question. Les personnes très âgées se sentent « plus fragiles » sur le plan tant physique qu’émotionnel ; elles prennent conscience du temps qui passe et il peut être difficile d’investir « le temps qui reste ».
La personne peut ressentir le besoin impérieux de faire un bilan de sa vie, de se raconter et de transmettre. Elle est confrontée à des pertes parfois douloureuses : le veuvage, la perte de proches, parfois du domicile quand il faut accepter une entrée en institution, mais aussi la perte de certaines capacités et possibilités… Elle doit composer avec des douleurs, des incapacités, mais aussi parfois des pertes de mémoire.
Avec ces fragilités qui s’installent, les relations avec l’entourage (le conjoint, les enfants et petits-enfants) peuvent évoluer ; il peut être difficile d’accepter d’être étayé(e) et soutenu(e) par les personnes pour qui on était auparavant un support, un pilier…
Le psychogérontologue accompagne également, soutient et conseille l’entourage – les professionnels et les familles qui soutiennent la personne vieillissante et qui elles aussi peuvent ressentir le besoin d’être épaulées dans leur rôle d’aidants. 


➽ Accompagnement psychologique des malades d’Alzheimer

Durant mes années de pratique au sein de différents EHPAD, j’ai accompagné de nombreuses personnes âgées confrontées au vieillissement et à la dépendance, et leurs aidants. 

Parmi ces personnes âgées que j’ai soutenues et accompagnées à différents moments de leur parcours, depuis l’entrée en institution jusqu’au moment de la fin de vie, certaines souffraient de pathologies démentielles (maladie d’Alzheimer ou d’autres pathologies entraînant une altération progressive des capacités cognitives). J’ai développé une pratique clinique auprès de ce type de patients.
Parallèlement, j’ai rencontré, conseillé et soutenu de nombreux aidants profondément impactés par la maladie d’un proche (des conjoints, des enfants ou d’autres membres de l’entourage familial et social). Enfin, j’ai accompagné de nombreuses équipes et professionnels dans leurs questionnements (nombreux) au sujet des démences – des pathologies qui gardent une part de mystère et continuent de profondément dérouter les professionnels et bousculer les pratiques soignantes. 

Au-delà du soutien clinique et de l’écoute empathique de ces malades, souvient bien plus conscients qu’on ne le suppose de leurs difficultés, j’ai développé auprès d’eux des techniques de stimulation psychique, en petit groupe ou en individuel, dans une approche positive et créative qui tend à valoriser et encourager, jusqu’au bout et en dépit de l’évolution de la pathologie, toutes les manifestations de la vie psychique, notamment en favorisant la réémergence de souvenirs grâce l’approche par la réminiscence. 

Pour chaque personne, ce sera une photo ou un objet différent qui, telle la madeleine de Proust, permet d’ouvrir une porte sur un ensemble de souvenirs très personnels que l’on croyait perdus.  C’est lui permettre de se raconter, encore, valoriser ce qui reste de son identité, de partager des bribes de son parcours de vie, ou a minima de susciter une réaction émotionnelle, le plus souvent positive, un sourire, un visage qui s’éclaire, ce qui est déjà en soi le plaisir d’une certaine forme de communication retrouvée. Ce travail que certains auteurs qualifient de « réanimation psychique »  permet de belles surprises. Lors de ce type de séances de travail particulier avec des malades d’Alzheimer, il est utile de pouvoir s’appuyer (quand c’est possible) sur les aidants et les proches et de leur permettre (avec l’accord de la personne) de participer à une partie des séances afin de les aider à porter un regard différent sur la personne aimée, au-delà de la maladie. Quand leur implication est possible, le bénéfice du travail thérapeutique engagé avec moi peut alors se poursuivre au-delà séances (imaginer ensemble des activités à proposer qui seront sources de plaisir et non de mise en échec).

Ainsi, j’ai été amené par exemple à accompagner des personnes sur des lieux connus et autrefois très investis affectivement, leur permettant de retrouver et partager des souvenirs positifs en lien avec ce lieu (la ferme familiale, un marché, les bords de la Loire, un village ou un quartier, les bords de mer…). J’ai aussi créé, en collaboration avec le service animation d’un EHPAD, un « Café des Souvenirs », lieu fortement investi par les résidents et familles de cette institution, où tout avait été aménagé, jusque dans le moindre de détail, pour favoriser l’émergence et le partage des souvenirs (mobilier et services à café/thé « rétro », des photos et affiches évocatrices de scènes de la vie d’autrefois, et des objets également évocateurs comme un moulin à café, une machine à coudre, un tourne-disque, une lampe à pétrole, une machine à écrire…).


Contact

Léon Lefort
Psychologue à domicile – Angers et communes limitrophes
leon.lefort@laposte.net
06 64 02 30 34
numéro ADELI : 499303246

Disponibilités

RDV possibles du lundi au vendredi entre 9h et 18h

Carte d'Angers, Léon Lefort psychologue à domicile 49000